PAIS MENTOUNASC INDEPENDANT

Castellar - Castillon - Gouarbe - Mentan - Rocabruna - St Agnès

despuhi sempre
             Cansan Musica Cuisine Langues Tradician Legenda

Accueil

Fotos

Sports

Cultura

Storia

Identita

Lenga

Questian

Ou Forum


Ligam

Anuari






 
LENGA - Graphie du Mentounasc
 
 

Lorsqu'il fallut publier le premier manuel d'enseignement du parler mentonnais, "Ou Mentounasc a ra scora", les auteurs (Louis Caperan et Jean Louis Caserio) ont été confrontés au délicat problème de la transcription du mentonasque. Tâche ô combien délicate !

Le système graphique utilise, pour l'essentiel, les principes de la graphie dite mistralienne tels qu'ils ont été adaptés au nissart avec quelques modifications de détail pour tenir compte de certaines spécificités de notre parler.

Ces dispositions sont approuvées le 23 octobre 1986 par le conseil d'administration de la S.A.H.M. et font offices de référence.

Document fournie par la SAHM.

 
Graphie du Mentounasc
 
 

 

1° -  Les consonnes se prononcent comme en français, mais il y a des exceptions :

" ch " se dit " tch "

exemples : fach, dich, piech, destrech. (fait, dit, poitrine, pressoir)

" sh " se dit " ch " :

ex : shugà, baishà, faish, (essuyer, baisser, fagot)

" h " sert à transcrire les hiatus :

ex : ahura, couhe, pescahoù, (maintenant, cœur, pêcheur)

" j^ " dans tous les cas et " g " devant " e " et " i " se prononcent " dj " :

ex : j^ ueg, j^ uverd, gerb, gip, carige, regage, pio j^ a, (jeu, persil, friche, plâtre, suie, salsepareille, pluie)

Mais " j " garde le son français " j " :

ex : un baij, cerieja, maijinà, maijie, brujà, despiejent, (un baiser, cerise, moudre, mur, brûler, déplaisant)

" lh " (l mouillé) remplace le " y " ou le " ille " et le " gl " italien :

ex : filh, filha, pilhà, talhà, batalha, familha, (fils, fille, prendre, couper, bataille, famille)

" nn " final se prononce comme le français " nne " :

ex : ann, grann, brenn, (an, grand, son)

Le " r " intervocalique (entre deux voyelles) est palatal ; il a un son très doux et très particulier qui se rapproche du " l " :

ex : perus, ara, tera, perà, (poire, aile, toile, peler)

Le " r " de l'article rou, ra, ru, re (le, la, les) a le son du " r " intervocalique.

Mais il est dur dans les autres cas ou bien lorsqu'il est doublé :

ex : crava, ratan, carretan, barroufa, (chèvre, raton, charreton, altercation)

Le " s " est légèrement chuintant (" ch " français) devant les consonnes " t ", " c ", " p " : stounà, scupì, spreishà (étonner, cracher, presser)

Le " s " final se prononce quel qu'en soit le son :

- le " s " final a le son doux du " s " français de "mi s e" :

ex : païs, crous, (pays, croix)  ; ce qui n'empêche pas l'emploi du " z ".

- le " ss " final a le son dur du " s " français de " s alle" :

ex : brass, pass, gross (bras, pas, gros)

Les finales consonantiques de type "- d ", 
"- t " sont toujours prononcées : assurd (absurde), baishament (abaissement)

 

2°  -   Les voyelles se prononcent séparement mais :

- le son " e " muet du français n'existe pas, le " e " se prononce " é " (fermé) : frema (femme)

Il se prononce " è " (ouvert) lorsqu'il est suivi de " rr " : terra, serrà, guerra, (terre, fermer, guerre), ou de " r   +   consonne " : g erb, merlussa, pertusà, (friche, morue, trouer), et pour les monosyllabes terminées en " r " : per, ver (par, val)

- " ou ", " " donnent le " ou " français ;

belou, toumata, fioù, pescahoù, (beau, tomate, fleur, pêcheur)

- l'accent aigu sur «  Ù  » de - Ù u - marque une diphtongue (o-ou) Ù ubedì, Ù utoubre (obéir, octobre)

- l'accent grave sur le " ò " marque à la fois la diphtongue (o-ou) et l'accent tonique : òu, bòu, nòu, (œuf, bœuf, neuf)

- " u " après " q " ou " g " se prononce comme en français, mais il garde sa valeur (u) dans qu (qui), quarqù (quelques), vengùa (venue)

 

3° -  Les diphtongues  :

elles sont accentuées sur la 1 ère voyelle : " au " se prononce " aou " : bauss, fauss (rocher, faux)  ; " ai " se prononce " " : fraire, mai (frère, plus)  ; " ei " comme " " : creishe (croître)  ; " eu " comme " eou " : agreu (houx)  ; -mais " " ne se diphtongue pas : reünì (réunir)  ; " oi " se prononce " " : poi (pois)

"aï, aì, eï, eì, oï, oì, uï, uì" sont accentués sur le " i " : pa ï s, pa ì s, para ï s, (pays, paradis)

 

4°  -   Les triphtongues  :

" iau " se prononce " iaou " : diau (diable)

 

5°  -   Semi-voyelles  :

" in " se prononce comme " in " dans le mot viking ex : vintena, (vingtaine)

" en " se prononce comme " ein " dans feindre ex: vent, ven, man k ent, (vent, vin, mangeant)

De même pour l'article " un " qui se lit " ein "

 

6°  -   L'accent tonique  :

- Il porte en principe sur l'avant dernière syllabe :

ex : av i a, gr o ssa, c a sa, pap i e, pen e lou, b ou ta (avait, grosse, maison, papier, pinceau, tonneau)

dans ce cas, on peut ne pas le noter.

- Il porte sur la dernière syllabe : (il faut alors le noter par un accent grave)

ex : bout à , piet à , sanit à , qualit à , aqu ì, (tonnelier, piété, santé, qualité, ici)

C'est le cas de nombreux verbes à l'infinitif et au participe passé :

ex : man k à , arrib à , culh ì , (manger, arriver, cueillir)

C'est aussi le cas des mots terminés par une ou plusieurs consonnes (il est superflu de le noter) :

ex : amig, travalhous, Mentan, (ami, travailleur, Menton)

- Il porte sur l'antépénultième syllabe (ou proparoxyton) : il est toujours noté,

ex : rev èn doura, dum èn igue, d àr sena, p èn dita, (lavande, dimanche, darse, pente)

 

7° -  L'accent peut encore servir de signe pour distinguer les homonymes :

" è " (est, verbe être) et " e " (et, conj. coord.)

" à " (à, préposition) et " a " (a, verbe avoir - qui peut aussi s'écrire "ha")

 ( mais , conj.coord.),   (mal) et ma  ( ma , adj. pos.)


 

 

 

Participez au site !  
 
mentounasc@hotmail.com

 
 
 
  Pais-Mentounasc.com © 2005